Adopter un comportement flexitarien avec succès

Le flexitarisme a le vent en poupe ! Mais que veut dire flexitarien ? C’est tout simplement un comportement alimentaire qui limite la consommation de produits animaux (viande, poisson) et maximise la part végétale. Ces nouvelles habitudes sont motivées par des valeurs sur le bien-être animal, la préservation de l’environnement, une meilleure santé et … les prix des protéines animales. Pour que le flexitarisme soit aussi bénéfique pour votre corps que pour vos valeurs personnelles et votre budget, il est important d’ajuster votre alimentation avec de nouvelles habitudes.

recette flexitarien

Flexitarisme et veganisme en chiffres

1 français sur 3 se déclare flexitarien, en nette progression

En dix ans, la consommation de produits carnés en France a baissé de 12% selon étude du Credoc. Les Français consommaient environ 46 g de viande par personne et par jour contre environ 58 g en 2007. Ces chiffres confirment les résultats d’une autre étude menée par le cabinet Kantar Worldpanel réalisée en septembre 2018 auprès de 12 000 ménages. Selon l’étude, 34% des ménages déclaraient réduire leur consommation de viande et poisson (flexitarisme) contre 25% en 2015.

Le veganisme encore confidentiel

Pour rappel, le veganisme exclut toute consommation de produits issus des animaux. Cette exclusion vaut aussi bien dans l’alimentation (viande, poissons, produits laitiers, œuf, miel) que dans les biens tels que les vêtements (cuir, fourrure), les cosmétiques ou médicaments (tests sur les animaux), etc.

La part des français « vegan » oscille entre 0,1 % et 0,4 % selon les études.

De leur côté, les végétariens ont une alimentation sans viande, sans poisson mais avec laitages et oeufs. Ils représentent environ 1,8 % à 2 % de la population française.

Flexitariens : vos bonnes habitudes alimentaires

Selon nous, une alimentation équilibrée et variée comprend dans la semaine en moyenne 8 à 10 repas avec une protéine animale*. Cette moyenne peut être ramenée à 3 à 4 repas avec de la viande ou du poisson pour un comportement flexitarien. Cette moyenne garantit les apports nutritionnels essentiels dont le corps a besoin, tout en gardant la ligne et de l’énergie.

> Si vous consommez de la viande ou du poisson à chaque repas tous les jours, soit 14 à 21 repas par semaine (petit déjeuner compris), vos apports en protéines sont très excédentaires. S’approcher du nombre de repas d’une alimentation « carnée ou avec du poisson » équilibrée est un premier ajustement à mettre en œuvre.

Comment adopter un comportement flexitarien ?

> Pour augmenter les repas à base de végétaux tout en maintenant un apport en protéines, acides gras, minéraux et vitamines, voilà les ajustements à opérer :

  • Augmenter la quantité de légumes au dîner principalement (pour atteindre la satiété).
  • Substituer les protéines animales par des protéines de soja brutes (tofu, tempeh) ou peu transformées (saucisses de soja). Les steaks de soja et autres produits transformés sont à limiter car ils contiennent souvent des féculents (voir ci-dessous).
  • Compléter les plats de légumes avec des oléagineux particulièrement riches en protéines tels que les fruits à coques : noix, amandes, noisettes, pignons de pin, noix de cajou, noix de pécan.
  • Lors de vos quelques repas avec des protéines animales, changer systématiquement le poisson ou la viande. Cela évite de se lasser et vous en profiterez pour choisir des aliments élevés dans des conditions de production responsable.
  • Limiter à 2 à 3 repas par semaine maximum l’apport en légumineuses (lentilles, quinoa, pois chiche). Ce sont des protéines végétales intéressantes mais qui sont également des féculents : ils viennent augmenter le sucre dans l’organisme.

Les habitudes alimentaires proposées ci-dessus répondent parfaitement aux attentes des flexitariens (apports nutritionnels, diversité des plats, plaisir, silhouette, énergie, satiété). En revanche, elles présentent des limites pour les personnes vegan ou végétaliennes (ni viande, ni poisson, ni laitage, ni oeufs).

Ajuster ses habitudes à budget constant

Devenir flexitarien est réalisable à budget constant :

  • De petites économies sont envisageables sur l’achat des protéines animales : achetez moins mais de meilleure qualité, issues de conditions de production responsables.
  • Le budget légumes et oléagineux va quant à lui augmenter.
  • Les produits transformés et autres boissons sucrées sont à diminuer.

Le WWF s’est prêté au jeu du budget constant et voilà son infographie

  • un meilleur nutri-score (A pour les flexis contre C pour l’alimentation conventionnelle).
  • un meilleur bilan carbone (68 Kg équivalent CO2 contre 109).
  • noter que les meilleurs scores ne sont pas uniquement liés à la baisse de consommation de viande et de poisson mais aussi à la baisse de produits transformés (« industriels ») et à l’achat d’aliments biologiques.

consommation standard

consommation flexitarien

 

A retenir

  • Le flexitarisme est une opportunité pour répondre à ses valeurs sur le bien-être animal, la préservation de l’environnement tout en ayant une meilleure santé (y compris garder la ligne).
  • Les protéines végétales (oléagineux, légumineuses) représentent une alternative intéressante aux protéines animales.
  • Les légumineuses sont à modérer (2-3 fois / semaine) pour une silhouette fine.

 

A propos de Mercimi : vous souhaitez adopter un comportement flexitarien : nous vous accompagnons dans votre quotidien pour en faire un succès avec un programme dédié, des conseils et des réponses personnalisées. 

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* Les études INCA recommandent environ 52 g de protéine par jour pour couvrir nos besoins nutritionnels, alors que la consommation des français avoisine en moyenne 90g / jour.

Crédit photo : Delphine Hourlay